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☼ ☼ Sauvegarde de la promotion d'artistes et des nuits marseillaises

 

 

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LE COLLECTIF DE
« SAUVEGARDE DE LA PROMOTION ARTISTIQUE ET DES NUITS MARSEILLAISES"

Qu'est ce qu'un collectif :

C'est un ensemble de personnes qui se réunissent pour réfléchir et agir devant une situation face à laquelle ils sont conscients qu'agir individuellement ne serait pas efficace. Elles ont un but commun mais pas forcément les mêmes méthodes puisqu'ils viennent d'horizons différents et c'est dans la confrontation des divers points de vue que l'action se crée.
La grande force et la grande souplesse des collectifs, c'est de n'être corseté par aucune structure et de n'avoir, contrairement aux partis et aux associations, aucun statut à respecter.
Le but commun est le point de rencontre de la réflexion et de l'action. Il n'y a pas de responsable élu ou désigné une fois pour toutes. Mais il y a des gens qui prennent des responsabilités, qui font des propositions soumises aux réflexions des autres, des décisions prises à la majorité des présents dans les réunions. Il n'y a pas de partis, syndicats, associations ou personnages hégémoniques…
Dans un collectif, il n'y a pas d'adhérents, avec cartes numérotées, etc., mais des participants qui sont tous au même niveau, la différence vient de leur plus ou moins grand engagement par rapport à la vie du groupe et à ses objectifs.

L'objectif du collectif pour « la sauvegarde des soirées et nuits marseillaises »

Problème de légalité

Face à la politique de répression accrue existant dans la nuit marseillaise, la plupart des établissements accueillant tous les noctambules de Marseille ferment tour à tour de manière temporaire ou définitive.
Le réel problème existe entre les marseillais vieillissants, qui souhaitent une ville très calme la nuit, et la jeunesse marseillaise et les touristes qui a besoin de se divertir, comme ont pu le faire nos parents et grands parents avant nous.
Face à ce problème, les pouvoirs publics usent et abusent parfois d'un arrêté prefectoral datant de l'an 2000 qui « interdit toute diffusion de musique (amplifiée ou d'ambiance) en extérieur après 22h sur le domaine public ou dans les ERP dans tout Marseille »… Les seules dérogations prévues par arrêté préfectoral sont le 21 juin pour la fête de la musique et le 14 juillet…
Face à cet arrêté préfectoral, une seule parade : « la demande d'autorisation de diffusion de musique amplifiée ou d'ambiance » qui doit être faite auprès de la police Administrative de la Ville de Marseille et soumis à l'avis du Préfet.
Cette demande est très souvent accordée pour des soirées exceptionnelles, et par soirées exceptionnelles il faut entendre soirées ponctuelles sans récurrence et faites ponctuellement pour un évènement particulier.
Notre mairie, peut encline à autoriser des établissements ou des organisateurs de soirées à produire de la fête et donc ambiancer les soirées avec des dj ou des groupes de live, serre la vis dès qu'une demande est faite pour une durée indéterminée ou jugée trop longue.
Ce pouvoir discrétionnaire appartient au maire et à son équipe. Aucun contrôle d'impact acoustique n'est demandé pour obtenir l'autorisation ou non. C'est un premier point sur lequel le Collectif veut se battre. En effet, le Code de la Santé publique prévoit que pour tout contrôle de bruit dans les établissements recevant du public, donc pour des professionnels de la nuit, la présence d'un agent de la santé publique avec un appareil de contrôle d'impact acoustique en plus des services de Police. Ceci n'est jamais effectué lors des contrôles inopinés… De plus, si on applique le texte à la lettre près, le seuil maximal de Db autorisé est de 51, avec une tolérance jusqu'à 81 Db. Une voiture roulant à allure normal produit 81 Db…
Mais au-delà du contrôle, c'est l'heure de couvre feu qui est anormale pour la deuxième ville de France, quand on voit que St Denis (93) a un couvre feu à 23h30 pour Minuit…
Alors, si grace au collectif nous arrivons à faire changer l'arrêté prefectoral, nous aurons déjà gagné la partie. Si en plus nous arrivons à imposer un contrôle d'impact acoustique en cas de contrôle ou pour les demandes d'autorisations de musique amplifiée, nous retrouverons nos nuits marseillaises.
Nous serons toujours confrontés aux pouvoirs publics pour autre chose, mais si nous contribuons à ce que ce minimum légal soit modifié et mis en place et respecté par tous, les riverains pourrons bien dormir et nous pourrons continuer à faire la fête.
L'union fait la force dit on, montrons leur que nous ne sommes pas des sauvages qui font du bruit mais des gens soucieux de respecter la loi et de la faire évoluer.

Problème de promotion artistique

Dans l'optique de "Marseille capitale européene de la culture 2013", un effort considérable doit être entrepris pour la promotion d'artistes locaux, régionaux mais aussi nationaux. En effet, sauf grosses structures (dôme, palais des sports, dock des suds et stade vélodrome) dans lesquels les artistes emmergeants n'ont pas lieu de cité, il n'existe que trop peu de salles et autres structures propices à l'accueil de ceux ci, ce qui défavorise la promotion d'artistes et l'expansion de la culture artistique marseillaise.

En effet, en dehors de l'espace Julien, le paradoxe, l'intermédiaire et le mundeo café, dont la renommée n'est plus à faire en matière d'accueil d'artiste régionaux et nationaux, il n'existe aucune structure pour la promotion des autres artistes dans une ville qui prétend devenir capitale de la culture en 2013.

La conséquence directe de ce manque de structures contraint les artistes à se promouvoir dans d'autres lieux, comme les bars, restaurants, plages et autres pôles extérieurs (type escale borrely, quai mairie vieux port, place Estienne d'Orves, la plaine, cours Julien, place tiars,, la place de l'Opera, le panier et la place de Lenche, la place de St. Barnabé) lieux qui contribuent tous à l'animation de la ville des l'heure de l'apero tout en permettant de découvrir des artistes dont certains comme les dj's du soleil (massilia sound system) exportent la culture marseillaise au delà de la région.

Ainsi, si la culture "populaire" marseillaise ne peut se produire dans des établissements soumis à des demandes d'autorisation de diffusion de musique en extérieur qui sont systématiquement refusées par la police administrative, et empêchées à la base par un arrêté préfectoral, Marseille continuera de mourir en silence...



24/08/2011
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